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 [OK] Sumiko Harashi-chan

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Sumiko Harashi
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MessageSujet: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:18

Apparaissant sur votre tombe :

Nom : Harashi
Prénom : Sumiko
Date et lieu de naissance : 1er jour de neige, 3e année du règne de Hin.
Date et lieu de mort : 1er jour de neige, 19e année du règne de Hin.


Autres infos :

Surnom : Sumi-chan, Mahinetea
Age de mort (donc de renaissance) : 16 ans
Sexe : Féminin
Race : humaine

Monde d'origine :

( N'ayant pas une grande connaissance du Japon de cette époque, je préfère le modifier et le personnaliser ) c'est donc un monde fictif.
Le monde d'où vient Sumi-chan est un monde qui pourrait se rapprocher du notre, au Japon, dans le début du XIXe siècle. Le système politique est géré par un empereur, ses conseillers puis ses Seigneurs. Seulement, les croyances en font un monde à part. Les habitants sont des humains, mais ils sont persuadés que beaucoup d'entre eux sont des Umras, une autre race. Une race qui a justement failli causer la destruction des humains. Selon les humains, ces Umras serraient physiquement identiques à eux, mais ils possèdent certains pouvoirs. Les Sanshis (de Sanshiro, le nom du pays; ne pas chercher d'origine, il n'y en a pas) passent donc leur temps à se suspecter les uns les autres, et de fausses accusations ne cessent de voler partout. Les Seigneurs se voient donc obligés de vérifier ces accusations, tout en se faisant joyeusement la guerre, histoire de briser la monotonie des faux procès et interrogatoires creux. Ils savent bien qu'aucun de ceux qu'ils jugent coupable ne l'est vraiment, mais il faut bien divertir la population affamée par des mauvaises terres et climats, et pour qu'elle se laisse un peu plus exploiter… Quant à la religion, elle est tout simplement interdite. Il y en eut une autrefois, et il subsiste encore quelques vestiges de temples qui ont miraculeusement échappé à la destruction massive lancée par l'empereur. Ainsi est le monde de Sumi-chan. Un monde déchiré, où tout le monde se surveille, s'entredéchire, s'exploite. Un monde instable.

Biographie

C'était le premier jour de l'hiver. Quel jour exactement ? Personne ne saurait le dire. Le temps n'avait plus d'importance à Sanshiro, tous les jours étaient les mêmes. Cela faisait des années et des années que la famille Sanshiro, fondateurs de ce pays, était au pouvoir. C'était la troisième année que Hin, le 17e descendant du fondateur, avait pris le pouvoir, et se prélassait tranquillement dans son château. Un peu plus loin dans le pays, quelque part dans la campagne, dans une pauvre petite maison, perdue au milieu des prés, un homme vit un rayon de Soleil éclairer sa vie, une petite vie naître entre ses doigts. Serrant l'enfant ensanglantée et qui s'époumonait, la mère sourit, et ferma les yeux. Le rayon de Soleil était passé, et la Neige tombait drue au dehors. Le froid, la faim, la maladie et l'accouchement avait eu raison de sa femme. L'homme pleura, hurla, la secoua, mais rien n'y fit. Dégoûté, il maudit cette enfant qui lui avait volé celle qu'il aimait. Il décida stupidement de la rejoindre, mais n'ayant pas le cran de mettre fin à ses jours, il choisit de se laisser dépérir. La nuit était déjà bien entamée, et toutes ces émotions l'avaient vidé de ces forces : il s'endormit. Ce fut les cris stridents de l'enfant qui le réveillèrent le lendemain. Elle était nue, allongée sur le cadavre de sa mère, mourrant de faim et de froid. Le toit percé de la maison avait laissé passer quelques flocons de neige qui s'étaient déposés en jolis tas sur le sol de terre. L'homme se leva, hésitant, fit quelques pas vers feu sa femme, vers sa fille. Il ne l'avait encore jamais regardée. Et il plongea son regard triste dans les grands yeux olive de l'enfant, qui se calma lorsqu'elle sentit qu'on la fixait. Un instant, il songea à la prendre dans ses bras, à la nourrir, à agir comme un père. Un instant de folie, jugea-t-il. Il se détourna de l'enfant, et attendit la mort. Mais elle faisait trop de bruit, et la mort ne venait pas. Il eut beau l'enfermer dans un coffre, sous des vêtements, la mettre dehors, rien. A croire qu'elle empêchait la mort de venir. Alors il se décida. Puisqu'elle empêchait la mort de venir, il fallait s'en débarrasser, comme ça, la mort viendrait. Mais au moment de lui trancher la gorge avec le couteau de cuisine, il replongea ses yeux dans les siens. Le souvenir de l'attente joyeuse de l'enfant, les yeux si semblables à ceux de sa mère, le visage intrigué, souriant de la petite fille firent voler en éclats la détermination du père. Il jeta le couteau, et la prit dans ses bras. Et il lui donna un nom, celui de sa défunte femme, Sumiko.
Les années passèrent. Sumiko avait été sauvée de justesse, grâce aux soins d'une des femmes du village. Elle avait accepté d'aider le paysan qui lui avait promis de lui donner de ses récoltes au printemps. Et il avait tenu sa promesse, malgré la dureté des temps. Sumiko avait environ six ans, lorsqu'il jugea qu'ils ne pouvaient plus continuer à vivre dans cette campagne. Il vendit la ferme qui tombait et ruine, et acheta un magasin de fleurs en périphérie de la capitale. Il ne supportait plus de vivre dans une maison où flottait encore le fantôme de sa femme. Sumiko eut du mal à accepter le changement, mais elle ne le montra pas. Elle ne voulait pas que son papa adoré se fasse du souci pour elle. Elle était terrorisée par la grande ville. Elle l'aida du mieux qu'elle put, malgré sa faiblesse et sa maladresse, pour qu'ils puissent avoir au moins deux repas par jour. Le temps aidant, elle se fit très lentement à la grande ville, veillant à n'être ni trop gentille, ni trop méchante, pour pas qu'elle finisse pendue sur la place publique. Elle aimait beaucoup livrer les bouquets de fleurs que son père faisait, parce que c'était beau et que ça sentait bon. Mais elle devait les porter chez les gens riches, qui vous regardent de haut, et vous inspectent dans les moindres détails. Elle devait donc avoir un beau kimono tout propre, ce qui n'était pas facile, puisqu'elle se salissait tout le temps. Le temps passa encore, et Sumi-chan prit nettement ses repères. Elle savait exactement quoi dire aux gens qu'elle livrait. Mais la ville continuait de la terroriser, silencieusement. Elle dormait toujours mal tellement elle était nerveuse. Seul son papa parvenait à la calmer. Et le moment où il lui fut arraché fut pour Sumiko-chan une véritable torture. Elle n'oublierait jamais ce jour. Elle avait 10 ans, tout juste. La neige était tombée la veille. Elle avait livré un beau bouquet chez l'empereur lui-même, tant son père avait acquis une renommée. Ils avaient réussi à s'en sortir, tous les deux, unis. Mais la réussite des autres, ça fait toujours des jaloux. Et leur voisin, n'acceptant pas cela, s'empressa de lancer une rumeur qui détruira les Harashi… Une rumeur qui circula silencieusement, rapidement dans toute la ville, au détriment des Harashi.
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Sumiko Harashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:20

C'était elle qui avait attiré l'oreille de l'empereur. Et en commandant son bouquet, il espérait la confirmer. Sumi-chan marchait donc d'un pas joyeux pour retourner chez elle, heureuse de ce qu'elle venait de faire. Et ce fut avec horreur qu'elle trouva un logement en flammes. Elle se rua vers le magasin, et hurla le nom de son père. Elle était prête à le chercher dans les flammes. Mais elle fut arrêtée avant par des gardes, et se rendit alors compte que son père était lui-même menotté. Elle n'osa rien dire, tétanisée, mais ses yeux parlaient pour elle. Sans rien comprendre, elle fut jetée en prison, dans une cellule loin de son père. Après une durée indéterminée passée dans le froid, les rats et la faim, on la fit sortir de sa geôle. Tremblotante, elle fut menée devant une cour de juges, son père sur le banc des accusés. Enfin on allait lui expliquer ! Mais elle ne voulait pas savoir. Non, de quoique qu'on l'accuse, il ne pouvait pas être coupable. Mais il l'était. Pour les juges il l'était. Lui-même se savait coupable. Seule Sumiko le croyait innocent. C'était sans ce terrible secret qu'il avait caché à l'enfant… Le voisin l'avait accusé d'être de la race qu'ils traquaient. Après enquête, les gardes avaient prouvé que c'était faux. Mais la fouille de la maison leur avait montré autre chose. S'il n'était pas de cette race, il en était un sympathisant. Ils avaient découvert que l'homme appartenait à un groupe de rebelles, grâce à des lettres, et des flacons de poisons. Que faisait du poison chez un fleuriste? Il en mettait dans les bouquets que sa fille livrait. Elle livrait la mort, sans le savoir. Sumiko fit alors le lien avec beaucoup d'autres affaires… Tous ces nobles qui mourraient miraculeusement, le sommeil perturbé de son père, un étrange flacon qu'elle avait vu traîner une fois, mais dont elle n'avait pas pu identifier le contenu, ne sachant pas lire… elle songea même aux étranges épidémies dans son ancien village… Avant qu'elle ne s'en rende compte, un hurlement était déjà sorti de sa bouche. Son père allait être tué. C'était évident. Il avait essayé de tuer l'empereur, le bouquet qu'elle avait apporté faisant foi. Tremblante des pieds à la tête, elle refusait la réalité. Son père n'ayant pas réussi à mourir autrefois, il s'était vengé de la mort en la répandant. Il lui avoua même qu'il voulait la tuer, mais que pour le moment, elle lui était bien pratique. Nouveau hurlement, mais qui ne dura pas longtemps, tant l'horreur qu'elle éprouvait était grande. Elle se laissa glisser dans le noir, et s'effondra en plein milieu du tribunal. Les juges la déclarèrent complice, même s'il paraissait évident qu'elle ne l'était pas, et voulurent la pendre en même temps que son père. Mais l'empereur veillait. Il demanda à ce que cette gamine reste en vie. Il ordonna de la laver, la nourrir, puis de la lui amener, une fois qu'elle serait présentable. Pendant ce temps, son père profiterait de quelques instants en prison, avant sa pendaison. Cependant, Sumiko refusait de se nourrir. Elle passait ses journées allongée, à pleurer. Enfin, au bout du 4e jour de jeûne, l'empereur vint la trouver. En le voyant, elle paniqua, et alla se terrer dans un des coins de la chambre. L'air furieux qu'il abordait ne la rassura pas. Il s'approcha d'elle, et elle se mit à courir à l'autre bout de la pièce. Mais elle avait un corps faible, malade, et lui était grand et puissant. Il l'obligea à manger, lui interdisant de vomir. Il en était à la troisième bouchée enfournée de force lorsqu'un des battants de la porte s'ouvrit.
" Maître Hin ! Je vous en prie ! Ne la forcez pas ! Laissez moi faire. Laissez moi m'occuper d'elle."
Hin jeta la gamine dans les bras de l'homme qui l'avait arrêté.
" Très bien. Mais que tu ne me parles plus jamais d'elle, où je lui ferais payer."
Le jeune homme acquiesça, puis regarda l'enfant. Il la prit dans ses bras, et la berça. Il lui parla, longtemps, de tout et de rien. Il s'appelait Kazuki, et sentait bon le chèvrefeuille. Bizarrement, Sumiko se sentait à l'abri dans ses bras. Elle finit par accepter un peu du repas qu'il lui donnait. Les jours suivants, elle suivit Kazuki tout le temps, ne prononçant pas un seul mot. Et puis, environ une semaine après ces évènements, il l'emmena sur la place publique. C'était le jour de la pendaison de son père. L'empereur, qui la détestait, elle le savait, lui demanda d'aller actionner le mécanisme. Subjuguée par l'horreur, elle ne bougea pas. Kazuki se pencha sur son épaule.
" Fais-le, Sumi-chan, sinon, il te tuera."
Et il la poussa vers l'échafaud. Pendant ce temps, son père s'amusait à révéler tous ses crimes.
" Oui, je les ai empoisonnés, oui, je suis conscient de ce que je fais. J'aime les Umras, je SUIS un Umras! Tremblez ! Tremblez ! Trembles toi aussi, ma petite Sumiko-chan, car la mort viendra te chercher bientôt ! Je n'ai pas réussi à te tuer autrefois, mais d'autres y parviendront ! Tout ce temps, j'ai espéré que le poison des bouquets te tuerait… et si je n'avais pas été arrêté, dans quelques mois, tu serais enfin morte ! Regardes toi ! La maladie te ronge ! Ah… La mort… je l'ai tant désirée… Autrefois, j'ai cru que tu faisais fuir ma mort, mais je réalise maintenant que tu ES ma mort ! Tues moi ! Tues moi, Sumiko-chan !"
Elle tremblait et pleurait tout ce qu'elle pouvait. Il suffisait juste d'ouvrir la trappe… un simple geste, et il ne dirait plus toutes ces horreurs… un simple geste, et il mourrait… La foule en liesse, le regard dominant de Hin… Elle ne supportait plus rien. Et elle tira sur le verrou. Un rire, affreux, puis le silence. Plus rien.
Sumiko ouvrit les yeux. Elle se trouvait dans une chambre du palais. Une servante la secouait.
" Sumiko-chan! Il est temps de te lever ! Nous devons nettoyer le palais !"
Sans vraiment être éveillée, elle comprit qu'elle allait devoir servir au château. Et Kazuki ? Pourrait-elle encore le voir ? Elle en doutait. Après tout, une gamine qui ne parle jamais et vous colle aux baskes, c'est jamais intéressant, non ? Mais il venait la voir, tous les débuts de soirée. Et le temps passa lentement. Les autres servantes ne l'aimaient pas, personne ne l'aimait. Sauf Kazuki. Et ça suffisait à Sumiko. Les autres l'appelaient " le jouet du jouet de l'empereur". Elle ne savait pas ce que ça voulait dire, mais elle s'en fichait. C'était sûrement en rapport avec le rôle de Kazuki. Mais c'était quoi, déjà, son rôle ? A force d'y songer, elle se rendit compte qu'elle n'en savait rien. Elle songea à lui demander, mais elle ne voulait pas parler. Il s'était déjà moquer d'elle lorsqu'elle lui avait avoué qu'elle l'aimait: On n'avait jamais vu une gosse de onze ans avec un vieux de vingt-huit ! Alors elle le suivit, un soir. Et elle eut la sensation qu'elle n'aurait pas du le faire, en voyant les bras de l'empereur entourer délicatement le coup de son cher Kazuki. Elle se détourna, et courut jusque dans sa chambre. Alors c'était ça que les autres appelaient "jouet?" Le lendemain, il vint la trouver plus tôt que d'habitude.
" Je sais que tu m'as suivi hier soir. Est-ce que je t'ai choquée ?"
Elle répondit en hochant la tête.
" Garde ça pour toi. Il ne voulait pas que tu sois au courant."
Trop tard. Elle savait tout. Et d'autres savaient qu'elle savait : une servante écoutait derrière la porte. Elle s'empressa de tout révéler à l'empereur. Il se mit en rogne contre Sumiko, contre Kazuki, contre les servantes. Et il mit les deux premiers à la rue.
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Sumiko Harashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:21

La première chose que fit Kazuki une fois dehors, ce fut de respirer un grand coup et d'ébouriffer les cheveux de Sumi-chan.
" Allez, souris, c'est pas grave ! T'as pas à te sentir coupable, parce que c'est ce que je voulais. Enfin libres !"
Cependant, le jeune homme ne savait pas vraiment comment on vivait dans la rue. Sumiko lui fut donc d'un grand soutien, se chargeant de leur repas, de leur travail, de chercher un toit. Pendant ce temps, Kazuki disparu. Il avait prit un peu d'argent dans la bourse que Hin leur avait laissé, et était revenu tard à leur point de rendez-vous. Sumiko le mena dans une vieille baraque à moitié en ruine, mais au moins, ils pouvaient s'abriter. Il décida de laisser dormir l'enfant qui n'avait que douze ans, et de lui dire la vérité le lendemain. Mais il n'en eut pas le temps. Il se réveilla sur ses gardes, Sumi-chan toujours endormie. Il se redressa, la réveillant sans le vouloir. Elle l'interrogea du regard, mais fit un bond lorsqu'une masse informe, rousse, sauta sur le jeune homme.
" Areiti !"
Il la repoussa, méfiant, puis sourit en voyant un jeune homme plus loin, roux comme la fille qu'il avait dans ses bras.
" Heia ! Maifano ! Vous avez vraiment fait vite…"
" Oui ! Je voulais te voir !" S'écria la fille.
" Voici donc la fameuse Sumiko ?" Demanda son frère.
Kazuki confirma. Et il expliqua à Sumiko la vérité. Il s'appelait Areiti, et était le sujet d'un Seigneur amitieux qui n'aimait pas l'empereur. En gros, c'était un espion. Et il lui donnait deux choix. Devenir un espion ou être tuée. Elle tendit un seul doigt. Peu lui importait ce qu'elle devenait, si elle pouvait rester avec lui. Pour fêter l'évènement, ils trinquèrent à sa santé, et la rebaptisèrent. Mahinetea. Ca lui plaisait. Heia et Maifano rentrèrent ensuite dans leurs terres, emmenant Sumiko avec eux. Elle était loin d'Areiti, mais il avait une mission à effectuer à la capitale. Elle se sentait pourtant plus proche de lui qu'elle ne l'avait jamais été. Elle eut du mal à se faire à son absence physique. Heia et Maifano l'aidèrent à surmonter cette épreuve, l'aidant à tour de rôle à trouver le sommeil qui lui manquait depuis toute petite. Maifano ressemblait beaucoup à Areiti. Physiquement, non. Il était plus petit, avait une coupe et une couleur de cheveux bizarre, non, il ressemblait bien plus à sa sœur jumelle, Heia. Mais dans son caractère… c'était presque pareil. Il était calme, attentionné, un peu mystérieux. Et ça plaisait beaucoup à Sumiko, qui se dit que lui aussi, elle l'aimait. Mais elle se garda bien de le lui dire. Elle l'admirait. Maifano faisait des trucs incroyables ! Il arrivait à faire apparaître une pièce dans sa main, il courrait facilement sur les toits, il savait jouer un personnage parfaitement. Enfin, c'était normal, puisque lui et sa sœur avaient été élevés comme des espions. Sumiko-chan admirait aussi Heia, parce c'était une vraie femme, comme elle rêve d'en devenir. Heia était belle, intelligente, et tout le contraire de Maifano au niveau du caractère. Elle savait s'imposer, obtenir ce qu'elle voulait. Elle était osée, impétueuse, indomptable. Il pouvait être très dangereux de s'opposer à elle, et il fallait pas mal de courage pour le faire. Mais elle était aussi adorable. Ces deux là prenaient soin du Sumiko comme si c'était leur fille, et même s'ils n'étaient pas chargés de son apprentissage, ils lui donnaient quelques trucs. Avec eux, Sumiko osa même prononcer quelques mots. Son apprentissage se déroula plus rapidement que prévu. Ses maîtres étaient fiers d'elle. Sa maladresse était presque guérie. Et discrète comme elle l'était, elle était parfaite, on ne la remarquait pas quand elle traînait dans le coin d'une pièce ou derrière un panneau de porte… Cependant, elle ne parvenait pas à retenir la moindre notion d'écriture, et ses maîtres successifs abandonnèrent cet apprentissage. Mais le hic dans tout ça, c'était que l'empereur connaissait son visage. Il était donc inconcevable qu'elle se fasse engager au palais impérial, même si elle avait changé de nom. Elle entra alors au service d'un salon de thé, fréquenté par les Nobles. C'était l'endroit idéal pour récolter des informations, les Nobles parlant sans se soucier de qui les entendaient. Travailler comme ça n'était pas bien difficile. Mais à cette mission en vinrent se greffer d'autres. Elle fouillait de temps à autres les affaires des Nobles, pendant qu'ils étaient préoccupés par leurs conversations. Et puis vint sa dernière mission. Elle ne le savait pas que c'était la dernière. Elle ne s'en doutait pas. Pour elle, c'était une mission comme les autres. Ce soir là, elle devait aller chez un des Nobles. Selon les informations fournies par Areiti, il y avait chez lui des lettres confidentielles qu'ils se devaient d'examiner. Une histoire de lutte contre l'espionnage, justement. Elle s'y rendit seule. Elle infiltra le bâtiment silencieusement, alors que le Seigneur était parti à une réception. Gagner sa chambre s'avéra difficile, mais les servantes la crurent l'une des leurs. Enfin elle arriva. Dans le noir, elle fouilla le bureau, et finit par trouver des lettres scellées dans un double fond de tiroir. Elle les glissa dans son kimono, et sortit. Dans le jardin, plus aucun bruit. Elle fut surprise d'y trouver son cher Areiti, et ne put s'empêcher de courir vers lui.
" Donnes-moi les lettres, Mahinetea. Que je vérifie si ce sont les bonnes."
Elle les lui donna. Il les ouvrit, et un sourire cruel lui barra le visage.
" Encerclez-la."
Des gardes impériaux sortirent des fourrés. Une fois de plus, elle l'interrogea du regard.
" Ton père avait raison, tu es bien pratique. Tu viens de me donner des lettres qui prouvent que ton Seigneur est un traître à l'empereur, un de ces fanatiques Umras. J'ai eu beau lancé une campagne de destruction, ces fanatiques religieux existent toujours. Les umras ne sont pas des sorciers d'une autre espèce, ce sont des religieux. Et le seul culte autorisé ici, c'est le mien."
Elle ne comprenait pas. Et elle ne voulait pas mourir sans comprendre.
" Comment ça?" Demanda-t-elle dans un souffle. Sa voix était un peu rauque, elle ne l'utilisait que très rarement. " Comment ça ?"
" Je suis Hin, empereur de Sanshiro."
Elle ouvrit de grands yeux, et ne parvint plus à bouger. Elle voulait fuir, appeler Heia, appeler Maifano, appeler n'importe qui, tant qu'il pouvait l'aider. Elle ne voulait pas mourir, ça non! Elle voulait devenir comme Heia… Et avoir un mari comme Maifano… des enfants… Des petits enfants… non, Kazuki, Areiti, Hin ou quel que soit son nom ne pouvait être sa mort. La prédiction de son père ne pouvait se réaliser. Mais Hin sortit son épée, et ensuite, tout devint flou, puis noir.
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Sumiko Harashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:22

( j'avais pas pensé que ce serait aussi long... j'suis fière de moi ! ^^ )

la suite et fin:


Caractère :
Sumiko-chan est quelqu'un de serviable. Elle adore se rendre utile aux autres. Elle aime en prendre soin, et se donne à fond pour ça. Elle s'applique toujours dans ce qu'elle fait : ses bouquets ont toujours été parfaits, les salles du château brillantes après son passage. L'apprentissage de l'écriture a seulement été un échec. Elle aime cuisiner pour les autres, surtout pour ceux qu'elle aime, et y met tout son cœur. Elle aime rire des plaisanteries des autres, mais pas se moquer des gens. Sumiko est capable d'une grande force morale, même si elle ne croit pas vraiment en elle. Elle adorerait être aussi autoritaire et déterminée qu'Heia, mais son père et Hin en ont fait quelqu'un de malléable, facilement utilisable. Sumi-chan est naïve, elle est persuadée qu'au fond, tout le monde est gentil. Que tout le monde ne cherche que son propre bonheur, et le sien est d'aider les autres à trouver le leur. Pourtant, tout ne va pas aussi bien qu'elle le laisse paraître. Elle a désormais peur de se faire à nouveau exploiter puis trahir, faisant l'inverse exact de ce qu'elle voulait faire. La nuit, lorsqu'elle est seule, ses angoisses la tourmentent. Elle tremble de tout son corps, et est incapable de faire quoi que ce soit. Sumiko est extrêmement timide, et ne parle que très très très rarement. Elle a peur des endroits qu'elle ne connaît pas, comme des gens qu'elle ne connaît pas ( elle risque l'arrêt cardiaque si elle flippe tout le temps !). Bien qu'au moment de son décès elle n'ait que seize ans, elle ne se comporte pas comme une personne de seize ans. Dans son monde, on estime que les filles sont adultes dès l'âge de quatorze ans. Pourtant, Sumiko continue d'agir comme si elle avait dix ou onze ans, douze au maximum, comme si elle n'avait pas grandi depuis. Il faut dire que son physique l'influence aussi dans cette voie.

Description physique :
Sumiko est assez fragile physiquement (elle l'est aussi moralement, mais bon ^^'). En effet, son corps a cessé sa croissance quand elle avait douze-treize ans. Elle est donc assez petite (1m42), et son corps n'est pas totalement celui d'une femme ( condamnée à rester une enfant toute la suite de cette histoire…). Elle est très fine, frêle (31 kg toute mouillée !). Les efforts physiques ne sont pas son fort, elle se fatigue très rapidement. C'est le contrecoup de l'empoisonnement qu'elle a subi les dix premières années de sa vie, et de la santé fragile héritée de sa mère. Non pas qu'elle tombe souvent malade, mais les maladies qu'elle attrape ont plus d'effets sur elle que sur les autres : une simple grippe pourrait se révéler mortelle. Elle a une peau pâle, mais pas blafarde. Sumi-chan passe pourtant beaucoup de temps dehors, presque toute la journée, mais le soleil ne prend pas sur sa peau. En plus de la santé fragile, Sumiko-chan a hérité de sa mère son physique. De fins cheveux blonds, et des grands yeux olive, un visage fin, qui ont troublé son père, mettant en doute ses projets.

Animal de compagnie : /

Images du personnage, du monde où il vit ou ayant un rapport avec l'histoire : (ultérieurement, en cours de réalisation)

Signes particuliers ou remarques diverses : Sumiko aurait normalement vécu jusqu'à l'âge de 21 ans, à cause de l'état de son corps. Elle aurait peut-être eu un enfant, avec je ne sais qui (peut-être Maifano?), mais elle aurait, comme sa mère, succombée à sa naissance. Toujours est-il qu'elle aurait commencé à dégénérer à 19 ans, aurait été clouée au lit à 20, puis serait morte à 21. Sinon, Sumiko est illettrée. Elle n'a qu'un vague souvenir de sa mort, n'ayant pas encore pu digéré la trahison de Kazuki, et personne ne la rassurrant.


Motivations : Je me suis inscrite parce que j'aime bien RP. Et puis j'ai envie de résoudre le mystère de la fille en noir ! Et aussi parce que j'aime bien ce forum, et que j'ai promis de t'aider !

Quoi d'autre ? : je n'aime pas les Chocapics… …je préfère les Cherrios.


Dernière édition par le Mar 15 Mai - 21:43, édité 2 fois
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Rex Mizuhashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:35

Mazette O_o
Fière, tu peux l'être, oui xD
Bienvenue Sumi-Chan! ^^
Et vive le Japoooooooooon =)
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Ziassan Sarisiël
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:39

Je ne sais pas si Lily veut bien que l'on valide à sa place, ça m'étonnerait... Mais je ne fais rien sans en être sûr.

A l'avenir je saurais (même si je ne pense pas qu'il y a de problème quand à la validation Smile ). Si j'ai le droit de le faire, je valide cette superbe présentation Very Happy

_________________
-"paroles"/*pensées*/*pensées du daemon*
>Ziassan, sa fiche
Correction
Maître du jeu
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Sumiko Harashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:41

merci !!!^^

n'empeche, faut avouer que je suis vachement tordue et pas mal sadique pour écrire une histoire pareille...
au départ, quand j'ai commencé à l'écrire, son papa devait l'élever avec joie, puis après sa mort à cause d'un accident, elle devait retrouver Heia et Maifano dans une troupe de cirque... bref, une histoire très fleur bleue qui a tourné en totalement autre chose... de plus sanglant ! ^^'
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Lily
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 20:43

Joli, mais ça vaut pas ma fiche sur TC ^^
Bon bah avec Zelda, je sens que ça fait de la lecture ...
Vous avez pas honte de maltraiter votre admin comme ça ?

Pour Ziassan : pour le moment, il n'y a pas trop de fiche et tant qu'une fiche ne patiente pas plus de 5-6 jours sans que je la valide, essaye d'éviter de validerà ma place, merci ^^
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Sumiko Harashi
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   Mar 15 Mai - 21:08

messante ! je suis sûre que ça la dépasse ^^ ( j'ai pas encore mis les illustrations que j'ai pas fini de faire :p)

sinon, je t'avais dit que ça serait long !!!
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MessageSujet: Re: [OK] Sumiko Harashi-chan   

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[OK] Sumiko Harashi-chan
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